Guérison transcendantale, quand la transe transmute

Cela fait quelques années que la transe m’a permis d’accéder à une meilleure vision de cette énergie invisible qui danse avec la matière, la caresse et l’organise. Mes premiers formateurs ont été les arbres. Les soins auto-guidés de ces professeurs patients m’ont fourni les clés de mon système. S’il s’étoffe au fil du temps, il a aussi tendance à se simplifier… allez comprendre.

Pour le site de Philippe Houben qui m’a partagé sa méthode adaptée aux humains et que je remercie profondément, j’ai tenté d’exprimer ce que je vis lors d’un soin. En le relisant aujourd’hui, j’ai l’impression d’une danse, d’une danse sacrée, d’une danse en transe… d’une transcendance.

Quand la vision informe et que la transe transmute…

Je suis celle qui observe et puis je ne le suis plus …

J’observe, je ressens, je prends le temps afin que l’écran s’allume. Je suis ma vision et puis je l’observe. Je suis celle qui observe et puis je ne le suis plus. Je peux être les deux à la fois. Tout en moi entre dans la danse, un pas après l’autre. Mes pieds dessinent leur parcours rituel déjà mille fois sillonné.


Une danse de l’impulsion …

M’associer, me dissocier, déployer, sentir, entrer et pas totalement. Entrer et savoir quand lâcher… Ressentir… Savourer la puissance nécessaire à l’action juste, puis accepter de sortir du jeu. Oui, accepter de n’être qu’une impulsion de passage, au service de cet être qui soigne et qui libère, qui redonne au corps de l’autre et au mien la force et l’envie de reprendre la danse là où on l’avait laissée. Danse à quatre entre nos corps et nos êtres. Qui soigne qui ? Mystère… et peut-être bien que nous sommes plus nombreux…


Transcender la vision…

La magie s’invite lorsque la vision se transmute. Ma vision change par elle-même pour transcender son état, pour dissoudre ce qui plombe, s’en resservir pour créer autre chose et s’offrir… S’offrir le plaisir de se retrouver vibrant à nouveau. Alchimiste sans limite, la vision s’anime alors comme dotée d’une vie propre où je n’ai plus qu’à remercier ce qui advient, libérée de mes sensations. Rendre la chose possible, explorer ce qui se montre tout en formes et en couleurs, tâter de sa densité, de ses embruns, en découdre avec ses ombres. Dialoguer toujours, même avec le laid, même avec la peur… même avec la mort.


M’offrir toute entière à la déroute… activer la confiance, pour un lâcher prise salvateur

Tenir, tenir bon la barre. En cas de défaillance ou de doute, se pardonner d’office de ne pas être assez bon ou d’avoir peur de ne pas arriver à… Repousser la voile face au vent, illuminée de ce pardon qui rend plus fort. Oui, la fragilité rend fort. Parce que je ne suis pas dupe, parce que je reste humble de n’être que ce qu’il faut. Ma confiance en ce qui se déroule sera alors mon phare dans la nuit, et la non interprétation … mon garde-fou.
La lutte n’est pas contre le blocage de l’autre, la lutte est contre les miens.
Alors plutôt que de lutter, m’offrir toute entière à ces émotions en déroute et me laisser porter plus haut, plus loin dans la confiance que rien n’est stable, que l’équilibre n’existe pas, que seul le mouvement existe. Accepter de tout lâcher, de ne rien comprendre mais suivre le fil. Toujours…

 
Et glorifier l’action qui s’offre à la seconde où j’en ai besoin.
Confiance aveugle d’une marche dans la nuit portée par des éclairs de lumière jalonnant cette aventure de la vie, magique, transcendante et guérisseuse…